Test d’assertivité : auto-évaluation
Vous pouvez être compétente, appréciée, investie, et sentir malgré tout une tension récurrente au moment de poser une limite, de demander quelque chose ou de contredire. Le décalage se voit souvent après coup : un « oui » donné trop vite, une demande retenue, un désaccord avalé, puis une rumination ou une fatigue qui s’installe.
Ce test d’assertivité propose une auto-évaluation simple de vos comportements dans des situations courantes. Il ne s’agit ni d’un diagnostic ni d’une note de personnalité : l’objectif est de repérer dans quels contextes vous arrivez à vous affirmer clairement et dans lesquels vous avez davantage tendance à céder, hésiter ou vous effacer. Si votre difficulté concerne surtout le fait de refuser une demande ou de tenir une limite, la page apprendre à dire non constitue la page de référence de ce parcours.
Le résultat donne un score global et trois sous-scores pour repérer où votre marge de progression se situe le plus souvent. Cette photographie peut varier avec le stress, la fatigue, la relation hiérarchique ou le sentiment de sécurité dans l’échange : elle sert à choisir un prochain petit pas, pas à vous enfermer dans une étiquette.
Mode d’emploi : sur quelle période répondre ?
Répondez en pensant aux 2 à 4 dernières semaines. Pour chaque situation, choisissez la réaction qui ressemble le plus à votre comportement habituel, sans chercher la réponse idéale.
Si vos réactions diffèrent beaucoup entre le travail et la vie personnelle, pensez au contexte où la situation apparaît le plus souvent pour vous. L’objectif est de décrire ce que vous faites réellement, pas ce que vous aimeriez faire.
Important : parler plus fort, couper la parole, mettre la pression ou attaquer l’autre n’est pas une forme « supérieure » d’assertivité. Si cette distinction reste floue, consultez d’abord la définition de l’assertivité et la différence entre passivité, assertivité et agressivité.
Questionnaire : 16 situations du quotidien
Calculer votre score d’assertivité
Additionnez les points obtenus aux 16 situations. Le score total va de 0 à 48. Plus il est élevé, plus vous avez tendance à exprimer clairement vos besoins, vos limites et vos désaccords tout en laissant une place à l’autre.
Le total ne suffit cependant pas toujours : vous pouvez être très à l’aise pour exprimer un désaccord et beaucoup moins pour dire non à un proche. Le test distingue donc également trois dimensions :
- Axe 1 — Limites et refus : items 1, 2, 10, 11, 15 et 16.
- Axe 2 — Demandes et négociation de charge : items 3, 6, 7, 8 et 12.
- Axe 3 — Désaccord et critique : items 4, 5, 9, 13 et 14.
Vous pouvez reporter vos résultats dans le tableau suivant. Pour comparer votre ressenti avec un autre outil d’auto-évaluation, le test de Rathus utilise également des situations relationnelles pour explorer l’affirmation de soi.
| Mesure | Items | Maximum | Votre score |
|---|---|---|---|
| Total | 1 à 16 | 48 | |
| Axe 1 — Limites et refus | 1, 2, 10, 11, 15, 16 | 18 | |
| Axe 2 — Demandes et négociation | 3, 6, 7, 8, 12 | 15 | |
| Axe 3 — Désaccord et critique | 4, 5, 9, 13, 14 | 15 |

Interpréter votre score : où vous situez-vous aujourd’hui ?
La lecture la plus utile combine votre score total et l’axe sur lequel vous obtenez le moins de points. Un résultat global intermédiaire peut cacher une différence importante entre plusieurs contextes : par exemple, des limites faciles à poser au travail et beaucoup plus difficiles à tenir dans la sphère personnelle.
- 0 à 16 : l’affirmation de soi est difficile à mobiliser dans beaucoup de situations.
- 17 à 32 : votre assertivité est présente mais varie fortement selon les contextes.
- 33 à 48 : l’affirmation claire et respectueuse est déjà bien installée dans de nombreuses situations.

Score total de 0 à 16 : vous vous effacez souvent
Vos réponses se situent majoritairement entre 0 et 1. Dans beaucoup de situations, vous laissez passer, vous acceptez rapidement, vous attendez que l’autre comprenne de lui-même ou vous renoncez à formuler votre besoin pour préserver le calme immédiat.
Deux situations reviennent fréquemment : la suradaptation, avec le réflexe de « je vais gérer », et l’évitement du conflit, où dire oui paraît moins coûteux sur le moment. À plus long terme, cela peut s’accompagner de fatigue, d’irritation ou de rumination après l’échange.
Score total de 17 à 32 : votre assertivité dépend encore beaucoup du contexte
Vous savez déjà vous affirmer dans certaines situations, mais cette capacité devient plus fragile lorsque l’enjeu relationnel augmente. Vous pouvez par exemple exprimer facilement une préférence simple, puis avoir beaucoup plus de mal lorsqu’il faut refuser une demande, contredire quelqu’un ou négocier une charge de travail.
Regardez surtout vos trois sous-scores : ils indiquent où concentrer votre attention plutôt que de conclure que vous manquez globalement d’assertivité. D’autres auto-tests d’assertivité utilisent également plusieurs dimensions pour observer les différences selon les situations.
Score total de 33 à 48 : une assertivité plutôt stable
Vous parvenez généralement à exprimer vos demandes, vos limites et vos désaccords de façon claire. Cela ne signifie pas que les échanges sont toujours confortables : vous pouvez ressentir du stress, hésiter quelques secondes ou devoir répéter une limite sans que cela remette en cause votre capacité à vous affirmer.
Un score élevé ne signifie pas non plus qu’il faut être ferme en permanence. L’assertivité inclut la capacité à choisir ses batailles, à différer une réponse et à tenir compte du contexte. Si vous constatez au contraire que vous coupez régulièrement la parole, haussez le ton ou mettez l’autre sous pression, ce comportement relève davantage de l’agressivité que d’une assertivité « forte ».
Le contexte peut modifier fortement votre score
Une même personne peut obtenir un résultat différent selon la période ou la relation concernée. Fatigue, surcharge, hiérarchie, peur des conséquences ou sentiment d’insécurité peuvent réduire votre marge de manœuvre.
L’assertivité n’oblige pas non plus à vous exposer dans une situation où cela vous mettrait réellement en difficulté. Face à une relation de pouvoir forte ou à une situation que vous ne jugez pas sûre, différer la discussion, demander du soutien ou choisir un autre canal peut être une réponse parfaitement adaptée.
Choisir la suite : une situation et un micro-objectif observable
Repérez maintenant l’axe sur lequel votre score est le plus faible et choisissez une seule situation qui revient régulièrement. L’objectif n’est pas de tout changer à la fois, mais d’observer un comportement précis lors de la prochaine occasion.
Vous pouvez refaire cette auto-évaluation dans 2 à 3 semaines en pensant aux mêmes types de situations. L’intérêt n’est pas d’obtenir une « bonne note », mais de vérifier si certaines réponses deviennent plus faciles et plus claires.
Sources utilisées:
- Comment interpréter vos résultats au test d’assertivité (Accedia)
- Assertiveness training measurable results (Face Up)
- Le test d’assertivité (Praxis On Line)
- Mesurez votre affirmation de soi : test de Rathus (Affirmation De Soi)
- Test assertivité, communication et expression orale (Orientaction Groupe)