✍️ Eloïse Duclos / 28 octobre 2026 à 15:25
⏱️ Temps de lecture : 10 minutes
✍️ Eloïse Duclos / 28 octobre 2026 à 15:25
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Eloïse Duclos
✍️ Eloïse Duclos — Sophrologue praticienne /
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J’accompagne chaque année plusieurs dizaines de personnes confrontées à la surcharge mentale, aux troubles du sommeil ou à des problématiques émotionnelles. Chaque contenu publié ici s’appuie sur une expérience réelle, pratique et vérifiée, afin d’offrir des informations utiles, nuancées et adaptées à la vie quotidienne

J’accompagne de nombreuses personnes au quotidien et je partage ici des informations issues de situations réelles

Dans quelles situations l’EMDR peut-elle aider ?

Un accident, une agression, un deuil, un choc émotionnel ou une période très difficile peuvent continuer à peser bien après les faits. Parfois, un souvenir revient sans prévenir. Parfois, ce sont surtout le sommeil, les réactions du corps ou la confiance dans le quotidien qui ont changé. L’EMDR peut faire partie des approches envisagées lorsque ce que vous avez vécu conserve une place douloureuse dans le présent. Mais elle ne correspond pas automatiquement à toutes les difficultés : il faut d’abord regarder ce que vous traversez, à votre rythme.

À mon cabinet de Houilles, je commence par vous écouter et par comprendre ce qui vous gêne aujourd’hui. Mon accompagnement EMDR après un choc émotionnel s’inscrit dans une démarche personnalisée : nous prenons le temps de voir si cette méthode convient à votre situation, si une préparation est nécessaire ou si un avis médical serait plus adapté. Vous n’avez pas à savoir d’avance quel nom donner à ce que vous ressentez.

Reconnaître les situations dans lesquelles un souvenir continue de peser

Vous vous reconnaissez peut-être dans l’une de ces situations :

  • Vous avez été victime d’un accident, d’une agression ou d’un choc émotionnel important.
  • Vous avez été témoin d’un accident ou avez vécu l’inquiétude d’être proche d’une personne touchée.
  • Vous avez traversé un ou plusieurs deuils et certaines émotions restent difficiles à apaiser.
  • Vous avez connu une rupture, une perte brutale, une situation professionnelle très éprouvante ou des événements pénibles répétés.
  • Vous avez l’impression que quelque chose appartient au passé, mais continue à se manifester dans votre vie actuelle.

Il n’y a pas besoin d’avoir vécu quelque chose de « grave aux yeux des autres ». Ce qui compte, c’est l’effet que la situation a encore sur vous aujourd’hui. Deux personnes peuvent vivre un événement comparable et en garder des ressentis très différents. Vous n’avez donc pas à comparer votre histoire à celle de quelqu’un d’autre pour demander de l’aide.

Inversement, avoir traversé une épreuve ne veut pas dire qu’il faut nécessairement commencer un accompagnement EMDR. Certaines réactions diminuent avec le temps et le soutien de l’entourage ; d’autres appellent une évaluation par un professionnel de santé, surtout lorsqu’elles deviennent importantes ou perturbent durablement la vie quotidienne. Le premier échange sert précisément à faire cette distinction.

Qu’est-ce que l’EMDR et que cherche-t-elle à changer ?

L’EMDR est une méthode qui utilise notamment des mouvements des yeux de droite à gauche ou des tapotements légers, un côté puis l’autre, pendant que vous portez votre attention sur ce que vous ressentez aujourd’hui en lien avec un souvenir difficile. L’objectif n’est pas d’effacer l’événement : il reste dans votre histoire, mais son poids peut s’alléger. Pour comprendre ce principe sans vocabulaire compliqué, il est utile de distinguer ce que fait la méthode, ce qu’elle ne fait pas et pourquoi une préparation précède le travail sur le souvenir.

Ce que l’on peut ressentir longtemps après

Les effets d’un événement difficile ne se limitent pas à une pensée triste ou à une image précise. Certaines personnes ont surtout l’impression que leur corps n’a pas retrouvé le calme. D’autres observent des changements dans leur sommeil, leurs déplacements, leurs relations ou leur capacité à se concentrer.

  • La nuit : cauchemars, réveils, sommeil agité ou impression de ne pas récupérer.
  • Dans la journée : images qui surgissent malgré vous, angoisse qui monte sans prévenir, difficulté à vous sentir détendu.
  • Dans le corps : sursauts, gorge ou ventre serrés, oppression, tensions ou sensation d’alerte permanente.
  • Dans le quotidien : évitement d’un trajet, d’un lieu, d’une conversation ou d’une activité qui rappelle ce qui s’est passé.
  • Dans les relations et l’humeur : irritabilité, repli, tristesse ou sentiment de ne plus être tout à fait comme avant.

Ces manifestations peuvent avoir des causes différentes. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’identifier un traumatisme ou de poser un diagnostic. Je m’intéresse d’abord à la manière dont elles vous affectent : depuis quand sont-elles présentes ? Dans quelles circonstances apparaissent-elles ? Qu’est-ce qui les apaise, même un peu ?

Pourquoi certains souvenirs difficiles reviennent-ils sans cesse ?

Une odeur, un bruit, une date ou un endroit peut parfois réveiller une émotion très forte, alors même que la situation dangereuse n’existe plus. Vous savez que c’est terminé, et pourtant votre corps réagit comme si ce n’était pas fini. Ce décalage n’a rien d’un manque de volonté. Comprendre le lien entre les souvenirs, les sensations et ces déclencheurs aide à mettre des mots simples sur ce qui se produit, sans se sentir obligé de tout raconter.

Quand le corps exprime ce que les mots n’expliquent pas

Parfois, ce que l’on a traversé s’exprime surtout par des sensations : maux de ventre, tensions musculaires, fatigue, oppression ou douleurs difficiles à interpréter. Ces signes méritent d’abord un avis médical lorsqu’ils sont nouveaux, persistants ou inquiétants, afin de rechercher une éventuelle cause physique. Il serait imprudent de les attribuer automatiquement à un choc émotionnel.

Si un médecin a évalué ces symptômes et que vous remarquez un lien avec une expérience douloureuse, nous pouvons ensuite échanger sur ce que vous ressentez et sur les formes d’accompagnement possibles. Le travail EMDR s’intéresse notamment aux émotions, aux sensations dans le corps et aux pensées qui vous pèsent aujourd’hui. Nous n’avons pas besoin de forcer un récit détaillé de l’événement pour commencer à en parler.

Ce que l’EMDR ne fait pas, et pourquoi cela compte

Pour décider en confiance, il est important de savoir aussi ce que cette méthode ne promet pas :

  • Elle n’efface pas les souvenirs. Ce qui s’est passé reste dans votre histoire ; l’objectif est que cela pèse moins.
  • Elle ne consiste pas à rejouer l’événement. Cependant, certains souvenirs, émotions ou sensations peuvent se réactiver pendant la séance ; c’est pourquoi la préparation et le respect de votre rythme sont importants.
  • Elle ne remplace ni un diagnostic, ni un suivi médical ou psychologique lorsqu’ils sont nécessaires.
  • Elle ne convient pas forcément à chaque période de la vie. Si vous traversez une phase trop instable, nous pouvons commencer par travailler sur des repères rassurants, notamment avec des exercices de sophrologie adaptés.
  • Elle ne garantit pas le même résultat ni le même nombre de séances à toutes les personnes.

Je pratique l’EMDR après avoir suivi une formation spécifique à cette méthode et aux psychotraumatismes. Mon accompagnement s’inscrit dans le cadre de mon activité de praticienne en relation d’aide, avec une attention particulière portée à votre situation et à vos besoins. Si des soins spécialisés sont nécessaires, je vous oriente vers un professionnel de santé qualifié.

Comment savoir si l’accompagnement est adapté à votre situation ?

La première rencontre sert à faire connaissance. Vous me dites ce qui vous amène, ce qui a changé dans votre quotidien et ce que vous aimeriez voir évoluer. Nous regardons ensemble si la méthode vous convient et si le moment est adapté. Vous pouvez parler de vos attentes sans détailler tout votre passé.

Nous prenons aussi en compte votre stabilité émotionnelle actuelle, votre état de santé, les accompagnements déjà engagés et les situations dans lesquelles vous vous sentez le plus en difficulté. Le choix d’une méthode ne doit pas précéder cette conversation. Selon ce qui apparaît, je peux vous présenter d’autres approches de relation d’aide, proposer un temps de préparation ou vous inviter à prendre un avis médical.

Comment se déroule une séance d’EMDR ?

Beaucoup de personnes hésitent parce qu’elles ne savent pas à quoi s’attendre. La première séance, parfois plus, sert à préparer le travail : faire connaissance, trouver des repères rassurants et définir la possibilité de demander une pause. Les séances suivantes suivent des étapes précises, avec des mouvements des yeux ou des tapotements par courtes séries. Comprendre ces étapes et ce que l’on peut ressentir pendant et après aide à aborder un premier rendez-vous plus sereinement.

Quand demander un avis médical plutôt que d’attendre ?

Consultez rapidement un médecin ou appelez les urgences en cas de douleur thoracique, de malaise important, d’essoufflement inhabituel ou de tout symptôme physique nouveau qui vous inquiète. Un avis spécialisé est aussi conseillé si vous consommez davantage d’alcool ou de médicaments pour « tenir » ou dormir, si vous avez des moments où vous vous sentez détaché de la réalité, ou si votre quotidien devient très difficile.

Si des idées noires ou des pensées de mettre fin à vos jours apparaissent, ne restez pas seul(e) : appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et disponible 24 h/24, ou le 15 en cas d’urgence. Mon accompagnement ne se substitue pas à ces dispositifs de soins et de sécurité.

Quelques questions que vous vous posez peut-être

Faut-il avoir vécu un « gros » traumatisme ? Non. Un choc peut être ponctuel ou s’inscrire dans une période difficile plus longue. Ce qui compte, c’est la place que ses conséquences prennent dans votre vie aujourd’hui.

Je n’ai pas de souvenir précis, seulement de l’angoisse. Est-ce concerné ? Possiblement. Nous prenons le temps, à la première séance, de comprendre ce que vous vivez et de voir si la méthode est adaptée ; il ne faut pas conclure trop vite à une origine traumatique.

Un deuil ancien peut-il être travaillé ? Oui, une perte peut encore peser longtemps après. Nous regardons ensemble ce qui vous affecte actuellement et l’accompagnement qui pourrait vous aider.

Y a-t-il un délai pour consulter après un événement ? Non. Vous pouvez demander un premier échange quelques semaines ou plusieurs années plus tard.

Que faire en attendant ? Vous pouvez noter ce que vous remarquez — nuits agitées, situations déclenchantes, sensations — sans vous surveiller en permanence. Cela pourra nous donner des repères lors du premier rendez-vous.

Avancer avec des repères clairs

L’EMDR peut être envisagée lorsque les effets d’un accident, d’un choc, d’un deuil ou d’une période très difficile restent présents : cauchemars, sursauts, oppression, angoisse, repli. Je ne vous demande pas de décider seul(e) si cette méthode est la bonne. Nous commençons par comprendre ce qui vous pèse aujourd’hui, puis nous voyons ensemble comment avancer avec un cadre rassurant et des limites claires.

Si vous souhaitez en parler, vous pouvez prendre rendez-vous pour un premier échange au cabinet de Houilles. Ce rendez-vous permet de faire le point ; il ne vous engage pas à poursuivre.

Sources utilisées:

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